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CRITIQUE - THE WHALE, SUR LA VOIE DE LA LIBERTÉ

  • 1 mai 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 juin 2023

Violent. Perturbant. Intrigant. Tant d’adverbes en place pour qualifier l'œuvre de Darren Aronofsky “ The Whale”, qui se traduit la baleine en français. Sorti le 8 mars 2023 au cinéma, il met en scène les dernières volontés d’un condamné.


Connu pour ses longs-métrages au récit éprouvant, Darren Aronofsky, réalisateur des films Noé ou encore Mother, propose au public une production à fort caractère émotionnel. Pour ce banger, il choisit Brendan Fraser, dans le rôle de Charlie. Il fait évoluer le personnage dans un décor particulier, aux couleurs froides et aux allures moroses.


Au milieu de l'océan se meut une baleine, non pas celle de Moby Dick, mais de Darren Aronofsky. Mammifère souvent victime des déchets humains, le parallèle qu'exerce le réalisateur avec son oeuvre rappelle ô combien la nature se présente comme un allié ou un ennemi. L'évolution du personnage principal y fait référence. Échoué sur un canapé, sa vie semblable à une étendue d'eau, le pousse vers l'ultime souffle...


Une pièce à vivre, deux chambres, une salle de bain et une cuisine dans l’Idaho : le genre modeste et un peu piteux. Ainsi se dessine l’environnement grisâtre dans lequel se déroule le biopic. Aronofsky rappelle ainsi la situation étroite qui maintient son personnage principal. De quoi permettre une concentration exclusive sur la performance de Brendan Fraser.


Charlie, professeur d’écriture, effectue des cours à l’université de façon virtuelle, captif de son être, enfoui dans son canapé. Passionné, il transmet aux élèves les clés pour combler les interstices de leurs travaux et expose l’importance de la véracité au sein de leurs rédactions. Il y attache une attention particulière pour cause, son histoire. Victime émotionnelle et physique, l’obésité morbide qui le caractérise crée à la fois empathie et dégoût. Dans ses fringales démesurées, ses carences affectives, Charlie manifeste les désirs et les blessures de son âme. Il mange ses émotions inlassablement illustrées par de la malbouffe. Les sonores accentuent les bouchées dynamiques et l’attitude presque écoeurante. Résigné, son goût à la vie s’estompe au fil des minutes du film. Une seule chose pourrait ralentir sa douce descente aux enfers.


Dans cette cage où il s’obstine, la voie de sa libération se trouve dans sa relation avec sa fille, Ellie. Adolescente vulgaire et effrontée, elle mène envers son père un combat farouche et déterminé qui s’intensifie. Elle représente la pierre d’achoppement de Charlie et n’hésite pas à le blesser pour parvenir à ses fins, plongeant ainsi les téléspectateurs dans la compassion et la colère. Une balade émotionnelle qui nous mène entre les regrets d’abandon d’un père et la vengeance amère de sa descendance. Un chemin de croix où seul le pardon conduirait à la rédemption. Le genre familier provoque et rehausse le niveau de violence qui s'abat sur Charlie, chaque mot de sa fille représente un glaive. Happé par les regrets, ce dernier exprime compréhension et amour dans un ton doux et paternel.


Darren Aronofsky élargit la profondeur du scénario en y ajoutant d’autres personnages. L’infirmière, le livreur et le missionnaire. Chacun, à tour de rôle, illustre la main prête à aider en fonction de leurs professions, toutes au service de l’humain. Les plans de coupes, laissent découvrir une sorte de moulin dans la demeure de Charlie. Jour et nuit se mélangent. Le problème, beaucoup plus intrinsèque, crée une barrière entre les différents volontaires. Tel un plafond de verre, chacun demeure dans un mirage et tente d’alléger les fardeaux du condamné, de pénétrer dans cette zone à l'abri des regards et minée.


Dans cette fiction, la transparence des êtres, des blessures et des réalités de la vie témoignent d'un acting excellent. Poignant, s'avère le seul mot pour définir ce drame. Charlie traverse une repentance légère et à la fois pénible dans les éloges et les épines, le courage et la déprime, non pas sans reste.


Ce que nous enseigne Darren Aronofsky, la véritable liberté, allège. Ici, l'obésité possède multiples visages, les toxines amassées prennent la forme d'émotions, d'expériences, pouvant nous rendre esclaves de nous-mêmes.

Pourtant, une fois la voie dégagé, les fardeaux demeurent semblables à des grains de sable et l'ultime voyage agréable.


Une oeuvre qui aura valu à Brendan Fraser une nomination aux Oscars en tant que meilleur acteur.



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IF I WAS A PIECE OF ART

Ton architecture est une ruse inconnue, 

Légende d'une idylle utopique,

Ta forme est une ôde à l'Amour,

Clin d'oeil à la Ville Lumière,

Ton altitude livre une histoire,

Ton panorama est un véritable échappatoire,

Un recueil pour le jour, 

Un trésor pour la nuit,

Tu vaut milles détours,

De midi à minuit.

- K.

I'm litterally in love with the Eiffel Tower.

Cette peinture illustre parfaitement Krys.

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