ÉMOTION, QUAND TU ME TIENS.
- 15 juin 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 juin 2023
Impossible d’ignorer les émotions. Le quotidien connaît l’ensemble de ses rebondissements grâce à celles-ci. Elles permettent de mettre des mots sur nos maux. Pourtant, développer la capacité de les gérer demeure imprécis.

Selon une étude, le nombre des émotions humaines s’élèvent à 6 : la joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise, le dégoût. Cela représente un package assez conséquent à devoir manager chaque jour. Nul d’entre nous n'échappe à la manifestation des émotions. Beaucoup, par contre, n’arrivent pas à les gérer. Un trop plein, une dépression, la violence, démontrent l’excès que peuvent façonner les différentes réactions.
« MINCE, JE CRAQUE. »
Avoir un coup de mou, relève de la normalité. Aucun de nous possède la capacité de vivre exempt de ressentis. Tous, nous vivons au rythme des émotions. Pleurer, crier, demeurent des actions légitimes. L’être humain possède la tendance d’intérioriser ses émotions. Une fois que celles-ci connaissent un débordement, l’impact se veut décupler. Quant à d’autres, ils extériorisent très bien. Dans un cas, comme un autre, il faut la notion d’équilibre. Lorsqu’une situation nous amène à vivre l’émotion de façon multipliée, ça résulte d’une mauvaise gestion.
Dans un autre cas, il existe l’aspect du « trop plein », ce qui signifie, arriver à saturation de nos capacités, en termes de contenance de nos émotions. Souvent lorsque nous expérimentons cette sensation, la moindre chose, nous mets à fleur de peau. L’âme devient irritable au moindre faits et gestes. Sur plusieurs jours, la personne peut se retrouver à sortir tout ce qu’elle contenait à l’intérieur d’elle, depuis des mois, voire des années pour les cas les plus extrêmes. Comme son nom l’indique, un trop plein prend la forme d’un réservoir remplis à ras bord, qui coule, ne sachant plus comment fermer son robinet. Une autre façon de craquer qui révèle un dysfonctionnement. Vivre léger et en mesure de se restaurer, c’est primordial.
Perdre le contrôle, se matérialise par dépasser les limites. Les violences quelles que soient leurs formes définissent bien cela. Par exemple, deux jeunes qui se disputent, et qui finissent par se bagarrer, au point de tuer, montre l’urgence avec laquelle nos émotions peuvent mener à l’irréparable. Perdre le contrôle revient à laisser toute la place, toute la direction à nos sentiments. Se dédouaner de leurs managements, juste suivre le mouvement, qu’il soit bon ou mauvais.
Le danger que ça produit s'aperçoit dans les répercussions d’une longue période de pression émotive. Effleurer la dépression, ne plus savoir se calmer, se canaliser en cas de grande hystérie, subir des chocs internes. L’impact d’une mauvaise gestion des émotions ne présente pas toujours les conséquences à l’instant T, mais aussi sur le long terme. Des brèches s’ouvrent, des vulnérabilités se créent, un manque de modération.

NOW, I GOT YOU
Faire l’impasse sur les sensations qui nous animent : à bannir. Pour gérer ses émotions, il faut les accepter et ne pas les associer à la faiblesse. Cacher sa joie, ne veut pas dire : fort, non plus. Malgré les moments difficiles, l’Homme doit poursuivre la dynamique de l’excellence morale. Rien à voir avec la perfection, mais justement avec le développement d’une bonne gestion. L’objectif étant de ne pas laisser les sentiments nous déstabiliser. Encore une fois, il faut vivre les émotions mais de façon équilibrée.
Triste, oui, mais pas au point de brouiller du noir pendant plusieurs jours, et ne plus s’arrêter. En colère, mais pas au point de prendre un ustensile pour blesser ou tuer. Joyeux, mais pas au point de rester dans les nuages. Mettre des mots sur nos ressentis, ça aide. Il faut identifier tout sentiment qui nous traverse afin de mieux l’appréhender et le traiter. Ignorer comment les émotions se manifestent dans notre intérieur, nous met en position de faiblesse. Prendre le temps de s’arrêter, s’écouter, chercher l’origine, puis poser une action, est un aperçu de ce qui est à faire.
Garder le contrôle de nos émotions permet de ne pas s’égarer. L’équilibre aide à diriger celles-ci. Une fois que l’âme traverse un ressentiment, savoir dire stop quand l’émotion devient ingérable, s’apprend. Avoir en tête qu’un débordement ne doit pas avoir lieu aide à jauger où nous nous situons sur l’échelle dite de nos sentiments. Certaines personnes utilisent des mécanismes pour manager, comme l’inspiration, se défouler ou autre. Des exercices intéressants à adapter en fonction de chacun.
Le plus important à retenir, s’avère la bonne gestion. Elle s’applique avec une identification claire de l’émotion, une acceptation, puis une réflexion sur l’origine de l’émotion. Il faut canaliser en temps et en heure, ce qui peut se décupler et créer des dégâts. Maintenons le contrôle.
with all my love,
Krys.



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